Je te dis tout sur ma pratique du flux instinctif libre

Dans ma bucket list de cet été, il y avait lire « Le Guide du Flux Instinctif Libre » de Mélissa Charlier, qui prenait la poussière sur ma table de chevet. Kesako? C’est le fait de ne pas utiliser de protections hygiéniques quand on a ses règles. Oui, c’est possible! Très peu de gens en parle ou le pratique autour de moi, mais le livre m’a motivé à t’en parler sans aucun tabou ou ouvrir tes chakras sur le sujet 😉!

Je le pratique depuis 4 ans maintenant et j’ai l’impression d’avoir gagné un pouvoir magique (que tu peux acquérir) et un sentiment de liberté. C’est aussi une pratique qui est totalement en lien avec le Yoga car il me permet à chaque cycle de venir à l’écoute de mon corps, de faire équipe avec lui! Alors même si tu n’oses pas ou n’imagine même pas sauter le pas, lis ces quelques lignes qui pourront tout de même éveiller ta curiosité sur le sujet.

Le déclic

Je ne me souviens plus exactement quand j’ai commencé. Probablement pendant le COVID avec une pratique devenue quotidienne du yoga depuis 1 an ou 2. Je remarquais que mes règles commençaient de plus en souvent quand j’étais aux toilettes et que je n’étais plus « surprise » par leur arrivée. J’avais aussi remarqué qu’au réveil, j’évacuais beaucoup de sang aux toilettes. Je me suis dit : « tiens, est-ce que je pourrais contrôler mon flux ? ». J’ai commencé à faire des recherches et j’ai découvert que ça avait un nom : Flux Instinctif Libre (FIL). Je trouvais ça fou! 

Comment j’ai commencé?

J’avais acheté le livre de Jessica Spina sur le Flux instinctif Libre. Pas très épais mais suffisant pour m’inspirer. J’ai écouté une conférence, rejoins un groupe de nanas sur facebook et je me suis lancée. Le livre de Melissa Charlier n’existait pas encore à l’époque.  Je me souviens que j’étais excitée que mes règles arrivent pour tenter l’expérience. Après j’aime bien les défis et celui ci me titillait particulièrement. Mes deux enfants ont appris à faire pipi aux toilettes, il n’y a pas de raison que je n’arrive pas à devenir continente de mes règles!

Quand mes règles sont arrivées, j’allais aux toilettes toutes les 15 minutes au début. C’était le confinement facile tu me diras! J’ai tenté de me balader sans serviette direct sinon j’allais tricher et reposer dessus.  C’était fou de voir que je pouvais essayer de visualiser où j’en étais et patienter pour aller évacuer aux toilettes. Quand j’ai pu voir le fluide s’écouler consciemment, c’était une victoire! J’ai persisté les cycles suivants avec des échecs et de belles tâches sur ma culotte au début. 

Maintenant, je suis habituée. J’y vais toutes les 1 à 2 heures je crois. Le jour 2, cela m’arrive d’y aller toutes les 30 mn-45 mn pendant 2h-3h après ça se calme. Je réfléchis plus trop, c’est mon intuition et le sentiment de lourdeur dans le ventre ou le bas du dos qui me signalent d’y aller. 

Je mets une culotte menstruelle ou une serviette quand je donne cours de yoga ou que je ne peux pas être en télétravail. Mais je pratique le FIL dans la journée quand même en allant aux toilettes quand je sens que c’est plein. Du coup, 1 culotte par jour c’est largement suffisant. 

Pourquoi je kiffe pratiquer le FIL et où j’en suis aujourd’hui

  • J’en suis à peu près à 85%-90% de maitrise, ce dont je suis très fière.
  • Je suis passée de 5 jours de règles à 2 jours de règles!!! C’est ma principale motivation maintenant. 
  • J’achète 1 paquet de serviettes tous les 2 mois. J’en ai quand même en dépannage et pour ma fille. Sinon on a des culottes menstruelles (j’en ai 3 ca me suffit largement pour mon cycle). 
  • J’ai le sentiment de vivre une magie chaque mois, je décide quand je vais aux toilettes, je me réjouis de voir mon sang s’évacuer quand j’y vais (pourtant je crains la vue du sang en général).

Ce que j’ai appris?

  • Ça me saoulait avant d’avoir mes règles. Plus maintenant! Jessica Spina le disait dans sa conférence: ton corps a besoin de ce moment pour préparer le cycle suivant. Ca m’a réconcilié avec mon cycle. Le livre de Melissa Charlier met aussi l’accent pour comprendre les règles, ce qui se passe dans notre corps et donner une vision positive des règles. 
  • J’active le mode « économie d’énergie » quand j’ai mes règles. Concrètement ça veut dire : pas de sport, je remplace le vélo par le métro, pas de pratique perso de yoga si j’ai mal aux lombaires. Si je dois donner cours, j’enfile une culotte menstruelle et je vais guider plus à la voix qu’en montrant les postures. A la maison, ça veut dire tant pis si c’est le bordel! De toute façon, je suis naze et tout le monde est prévenu.

Les (presque) inconvénients du FIL

  • Vu que mes règles ne durent que 48h, je suis KO. Je dis souvent à mes enfant que je suis « au bout de ma vie » durant cette période, je ne sers clairement à rien 😅. Savoir que ça ne dure que 2 jours m’aide à réduire significativement mes activités physiques et mentales. Je me dis aussi que mon corps est en train de se régénérer et je prends plaisir à le cocoonner. Je bois un max de tisanes, un bain, je mate netflix, je dis que je ne suis pas disponible quand on me propose une sortie…
  • Je me réveille spontanément la nuit pour évacuer mon sang quand c’est entre le 1er et le 2ème jour. Je me rendors direct derrière, en mode total zombie. 
  • Je mets du sang partout aux toilettes si je fais pas gaffe et je me fais engueuler par mon mari 🤣

Mes trucs et astuces pour les filles qui bossent dans un bureau

  • Se foutre la paix! Il faut que ça reste un moment pour se connecter à son corps, FIL ou pas. Je mets une culotte menstruelle quand je dois sortir quelque part comme ça tant pis si ça fuite, même si en vrai il y a des toilettes partout en France!
  • Télécharger une appli pour suivre son cycle comme Clue (gratuite) et anticiper son organisation pro & perso
  • Se mettre en télétravail si c’est possible (que je planifie en fonction)
  • Prévoir 15 mn entre les réunions pour avoir le temps d’aller aux toilettes dans la journée (d’ailleurs FIL ou pas c’est une bonne habitude à prendre)
  • Des fois quand je suis en réunion, j’ai le sentiment d’être bloquée et de ne pas pouvoir en sortir si j’ai besoin d’aller aux toilettes! Si c’est moi qui l’anime, je vais y aller avant que la réunion démarre par précaution et me permettre de tenir jusqu’à ce que ça se termine. Sinon, je m’excuse gentiment et je vais aux toilettes. Au début, j’avais un peu la honte de faire ça comme si les collègues savaient pourquoi j’y allais mais maintenant je me dis que je réponds tout simplement à un besoin physiologique, que ce qui n’est pas normal c’est de m’infliger à rester là en me retenant (et de toute façon je suis moins concentrée).
Prendre son temps aux toilettes et patienter…
En vrai, le téléphone c’est pas ouf pour visualiser!

Et ta fille?

Je ne l’impose pas à ma fille de 15 ans. Je lui montre l’exemple, pour moi c’est le plus important. Je l’ai accompagné pour mieux comprendre son cycle en venant avec elle à l’atelier Cycloshow. Je le recommande vivement à toutes les mamans, même en tant qu’adultes j’ai appris des choses. C’était aussi l’occasion de passer un moment mère fille, de mettre une image saine sur les règles et de sortir de ce côté sale ou honteux. J’ai notamment adoré le fait de « célébrer » ses premières règles comme elle le voulait au lieu que ça soit un événement traumatisant comme on a pu le vivre ado.

Mon chemin est le mien, fais-toi

Je suis consciente que mon chemin de vie m’a donné des avantages pour aller plus vite dans l’acquisition du FIL

  • J’ai eu deux enfants par voie basse (dont un accouchement physio incroyable mais c’est une autre histoire!). J’ai bénéficié à chaque fois d’une rééducation périnéale avec des gestes manuelles d’une sage-femme qui m’ont permis de découvrir que je pouvais bouger finement les muscles de mon périnée. J’aurais adoré connaître ça avant d’accoucher d’ailleurs! Je te conseille vivement de prendre rendez-vous avec une sage femme pour faire connaissance avec cette zone magique.
  • Je pratique le yoga quasi tous les jours ce qui m’aide à vraiment être à l’écoute de mon corps et me permet de me sentir mieux dans mes baskets.
  • Je n’ai pas de règles douloureuses et elles sont archi régulières à 28 jours. Par contre, j’ai des syndromes prémenstruels (SPM) que je trouve pénibles: comme les seins qui gonflent et sont très sensibles (totalement inutiles d’avoir des gros seins si on peut pas y toucher), j’ai faim tout le temps, je m’énerve pour rien et j’ai envie de tout envoyer valser (le taf, le mari, les enfants qui n’ont rien demandé!).
  • Avec la pratique du FIL, je voulais revenir à l’écoute de mon corps et j’ai complètement arrêté la pilule et les effets des hormones. Mon mari n’aimait pas trop l’idée, au bout d’un an, il a décidé de faire une vasectomie (le plus cadeau de toute ma vie je crois, ca serait aussi une toute autre histoire ça)

Un autre monde est possible

Le livre de Melissa contient plein d’illustrations sympas et bien détaillées. Cela aurait pu m’aider à me lancer. Elle explique bien qu’il ne s’agit pas de contracter le périnée comme une malade mais de visualiser le circuit du flux dans le corps pour savoir quand il faut aller évacuer. Il m’aura permis de faire ce bilan et surtout de diffuser une parole bienveillante sur les règles.

Alors, prête à trouver ton pouvoir ?

Dans le livre, elle suggère d’utiliser des oeufs de Yoni pour s’entrainer, je ne connais pas encore, si tu as une référence à recommander, je suis preneuse! Elle décrit aussi le massage du périnée et la respiration FIT qu’il faut que je teste pour la prochaine fois.

Au final, sans en faire tout un plat, le flux instinctif pour moi revient à : je vais aux toilettes faire pipi et j’évacue mes règles en même temps et voilà! Le FIL c’est l’art de s’écouter, de s’affranchir (presque) des protections hygiéniques mais surtout d’apprécier de se libérer tous les mois de mes règles au lieu de les subir.

N’hésite pas à me partager tes commentaires, tes questions, tes retours d’expérience 🌹

[300H YTT] Final – C’est dans la poche Baby !

Hello depuis l’avion du retour entre Athènes et Lyon ! Même les bonnes choses ont une fin malheureusement. On a fini sur les chapeaux de roue en plus.

Donc préparez-vous une bonne tisane ou un bon café avant une longue et palpitante lecture finale !

Les derniers jours du Teacher Training

Libérée, délivrée

Il y avait peu de risques qu’on rate l’exam écrit, on avait la liste des questions qui pouvaient tomber (environ 100). Il n’y avait pas de piège en soit, mais il y avait du taf quand même entre la philosophie, l’anatomie et les postures. La plupart des élèves étaient stressés/ anxieux.

J’étais détendue mais exigeante, je ne révisais pas pour l’exam. Je voulais prendre le temps d’intégrer toutes ces infos. Je suis fière de moi parce que j’ai maintenant une carte plus claire de la philo du yoga et des principaux muscles du corps humain, même si ce sont encore des gros pixels !

On était surtout soulagés d’arrêter de courir après le planning et d’avoir 2 heures de vraie pause en toute insouciance ! On a pu délirer à faire du paddle avec les hot roomies (certaines photos sont censurées 🔥😊).

Magical Full moon pour la célébration finale

On a fait une session spéciale de Kirtan au bord de l’eau. On a ramené l’harmonium, la guitare et les bougies au bord de la mer et on a chanté en regardant la lune se lever. L’ambiance était encore plus incroyable que d’habitude avec les vagues, la lumière de la lune et en même temps l’obscurité !

Le lendemain, après la cérémonie de clôture, on a trinqué (avec du vin, de la bière ou des spritz !)) et dansé sur une playlist avec les morceaux que chacun avait rajouté.  Quand la lune était pleinement visible, on s’est tous baignés à moitiés nus dans la mer en sautant depuis le ponton et on a gueulé/ chanté Hari Om Tasat et les 32 noms de Durga dans l’eau. La prof de philo était émue car elle nous a entendu (elle a aussi dû nous prendre pour des tarés mais on assume).

On a fini de façon plus intime en cercle de chants avant le dodo (encore oui). On a chanté des morceaux plus old school comme Tracy Chapman, Hotel California, Stand by me & Adele pour faire plaisir à Stephano, l’italien cinquantenaire du groupe.

Le pauvre,il a fait une overdose de mantras et de Yoga après avoir enchainé la formation du 200H et du 300H soit 5 semaines de suite sur l’île alors qu’il était débutant complet en Yoga. Pourquoi me direz-vous!?! En partie par amour (dévotionnel) pour Suzanne, une autre fille du groupe qui a fait le 300H.

No way, it was our last night!

C’est le titre d’une chanson country romantique et triste que Fred, le Danish Buddha et sosie de Thor nous a fait découvrir le dernier soir à la guitare.

On avait déjà passé la journée les yeux humides et la gorge nouée après le dernier cours de philo avec Sandy, le dernier Yoga Nidra, la dernière pratique du matin guidée par Nadine où j’ai (enfin) réussi le Chin Stand avec elle et toute seule.

Vous ajoutez par-dessus la voix angélique de Joan sur « Hey Gopala Hey Govinda » et c’est bon je suis partie pour faire un câlin à tout le monde pour ne pas pleurer. Je savais que le pire serait le lendemain.

Je n’avais pas arrêté de dire « faut pas être triste et être dans le moment présent » mais le jour du départ, c’était pas du tout applicable. On est partis par vagues en faisait des énormes câlins larmoyants et sincères. Ce qui me console c’est que je sais qu’il y en a plusieurs que je reverrais.

Le rire c’est contagieux, les larmes des roomies aussi. Encerclée dans les bras de mes grandes roomies, j’ai laissé ma tristesse se transformer en torrent de larmes. Comment on peut aimer autant des gens qu’on connait depuis 3 semaines ?

Quand leur van est parti pour l’aéroport, j’ai senti un énorme vide comme si on m’arrachait une partie de cœur. Je me suis réfugiée dans le shala pour profiter des 10 dernières minutes. J’ai entendu les larmes de Dan, notre jésus anglais un peu foufou, derrière nos paupières closes, quand je fredonne « Aad Gurey Nameh » en duo avec Joan.

Heureusement je repars avec lui pour Athènes et on passe une partie de la journée ensemble, ça étale la douleur.

Olalala le craquage, j’ai fait un truc insensé !

Au moment de quitter l’hôtel pour le centre d’Athènes avec le taxi, la prof Rachel nous demande à Joan et moi si on a des plans pour l’après midi parce qu’elle va se faire tatouer dans un salon où les autres profs sont allées l’an dernier si ça nous dit…

OMG, nos yeux ont brillés avec Joan et on a dit OUIIIIII direct !

Je formulais le vœu intérieur de me faire tatouer avant de rentrer pour marquer le coup pendant ma dernière journée à Athènes. Mais ça me semblait inconscient de le faire à la va-vite dans un salon à l’étranger et je n’avais pas du tout le temps d’aller chercher des recommandations. Je n’arrêtais pas de scruter les tattoos des autres yogis aussi pour avoir des idées et échanger #yogitattoo. Joan aussi voulait se faire un tatoo. Et là comme par magie, elle nous propose ça ! #mercilunivers

On a profité des 2 heures de voiture pour finaliser nos projets. Nos points communs à la fin : quelque chose en sanskrit à l’avant- bras gauche. J’hésitais avec la cheville droite et le symbole « Respire » ou « Inhale/ Exhale ». Joan voulait un « Om Shanti » et Rachel un « Hari Om Tasat ».

C’était super excitant et délirant de faire ça tous les 3 en même temps ! On est liés physiquement et énergétiquement comme dit Joan maintenant. Je garde la surprise pour ma petite famille pour le retour (ils m’auraient peut-être dissuadés en plus !). Du coup, je cliquerais sur « Publier » l’article qu’une fois rentrée :’)

Ce que je retiens de ces 3 semaines et demi ?

“Yoga is about longevity and not performance” – Rachel

Vous allez rire, la question du comment vous compter intégrer le yoga dans votre vie quotidienne dans l’examen.

Ce training m’a permis de donner une autre direction pour avancer dans le yoga.

Je vais poursuivre une pratique physique perso quotidienne avec toutes les inspirations des cours de Nadine et Rachel car ça reste ma base pour être bien dans mes baskets et rester jeune (tout le monde croyait que j’avais l’âge des roomies, soit 25 ans max).

Mais plutôt que de persister vers des postures avancées, je vais approfondir les autres branches du yoga à commencer par le bhakti yoga à travers les cercles de mantras. J’ai vraiment adoré guider les autres dans les mantras et faire place aux émotions.

D’ailleurs, on a appelé notre petit groupe « The Rotator cuffs » en référence au cours d’anatomie et parce qu’avec Joan et Fred on peut tourner entre les instruments pour accompagner les mantras : guitare, harmonium ou une tablette en bois. On s’est même lâché avec une version hip hop du mantra « Hare Hare Shankara om » et une appli pour ajouter des batteries et autres tambours. Faut qu’on trouve une solution pour chanter à distance sans latence en attendant de se revoir.

Je vais aussi tâcher d’intégrer les méditations dans ma routine ainsi que les techniques de respiration (pranayama) pour réussir à rester 30 mn sans ronfler ni gigoter ! Et j’aimerais bien aller de temps en temps à une séance de Yoga Nidra si vous avez des profs à conseiller sur Lyon !

Un moment en particulier ?

C’est une question de Rachel lors du cercle de fermeture. J’ai la vidéo en accéléré qui est passé dans ma tête avec des tellement de moments ! Je ne peux pas choisir !!!!

Toutes les premières fois : que j’ai eu un ajustement de Rachel, quand Sandy m’a demandé de leader le kirtan, qu’on a harmonisé sur « Aad Gurey Nameh », quand on admire le paysage et les montagnes lors des marches digestives après le repas (à chaque fois j’ai l’impression que c’est la première fois)

Et probablement tous les moments avec les roomies dans la salle de bain, les twerks dans la chambre, le run avec Franzie avec la lune qui se couche à 6h30 et tous les autres fous rires sans raison ou avec raison non révélables !

I wasn’t expecting that !

C’était VRAIMENT Intense et Enrichissant. Les cours étaient structurés et super utiles avec des profs étaient au-delà de mes attentes.

Jai surtout rencontré des gens passionnés, passionnants avec un cœur en or qui sont maintenant mes modèles ! Je me suis sentie moins « seule » de faire 50 trucs dans la vie ! Je pourrais te passer tout le groupe en revue mais ce post est déjà beaucoup trop long et ça file des complexes :-‘)

  • Danielle, l’américaine est sur le point de publier un livre, gère un studio avec 75 cours par semaine tout en et donnant bénévolement de cours en prison ou en accompagnant des gens à l’hôpital dans le coma.
  • Joan danse, chante, peint, fait du Reiki. Je ne sais pas ce qu’il ne sait pas faire en fait !
  • Kate, la macédonienne a des enfants, organise des retraites et fait de la peinture et est incollable en philo de Yoga.
  • Léa est magnifique et brillante, elle s’installe à Lisbonne pour finir son master, faire du surf tout en étant hyper à l’écoute des autres.
  • Laureen ma suissesse préférée fait des supers cours qui font craquer toutes les articulations et veut devenir avocate.
  • Franzie court des semi-marathons, elle a fait des études dans les émotions et va poursuivre pour être coach perso.
  • Marta se donne à 200% dans tous ces projets pro, perso ou sur le tapis et elle embarque tout le monde avec elle.
  • Goce, mon pote ashtangi préféré pour les ajustements, en père modèle il part un mois en Australie accompagner sa fille qui s’installe là-bas pour ses études…

Je n’ai pas eu ce sentiment de me sentir « courageuse» parce que je vais courir 12 bornes un jour de Day Off parce que les autres font une pratique perso d’1h30 à 7h aussi. C’était juste normal de prendre de soi comme on en a envie, de se donner à fond pour préparer les cours et pratiquer!  Et je suis encore plus contente que ces gens là soient profs de Yoga et inspirent d’autres personnes.

Et maintenant ?

C’est mignon mais tu accèdes à quoi avec un diplôme de 500H en Yoga ? Bonne question sœurette

A l’Ego et la Gloire, bien sûr ! Je déconne mais pour être pratico pratique, je ferais le parallèle entre un DUT et un Master en compta ! J’ai vraiment appris plus de choses et c’est pour moi que je l’ai fait. Ça rassure mon syndrome de l’imposteur car je me sens plus « légitime », notamment pour enseigner des niveaux intermédiaires.

Les studios pourraient favoriser mon profil plutôt que celui d’un autre prof qui a un 200H et/ ou prétendre un meilleur taux horaire. Cela permet aussi de se projeter sur l’ouverture d’un studio.

Mais honnêtement, ça reste aussi injuste qu’à la fac : tout le monde a le même diplôme avec des niveaux d’implication différents pendant le training. Ce n’est pas le diplôme qui fait de toi un prof meilleur qu’un autre ni que les élèves vont venir à tes cours #welcometotherealworld.

Mon business modèle de demain : “Be authentic, be You » / « Hari Om Tasat »

Les profs nous rappellent régulièrement que de toute façon, on ne peut pas plaire à tout le monde. Et le « Behind the Scenes » du métier de prof de Yoga à temps plein ou gérant de studio ne fait pas rêver, surtout après le cours « Business sur le Yoga » : 20% de Yoga, 80% de gestion/trucs chiants (j’ai fait école de commerce et j’adore Excel mais c’est pas le cas de tous les profs :p)

Je ne me reconnais pas dans des modèles purs lucratif de Yoga ni dans les fancy studios. Rencontrer la prof Sandy m’a conforté dans mon projet à long terme de créer un modèle durable de type asso ou économie solidaire pour que le yoga soit accessible à tous (le yoga gratuit prescrit par la sécu ou des cours en échange de bénévolat etc…) tout en rémunérant correctement les profs avec une communauté solidaire.

Prioriser et continuer d’apprendre

Je dois résister à l’envie folle de lancer des gros projets pour cette année scolaire. Il faut que je priorise des projets plutôt hors Yoga au retour. J’ai eu un mois entier pour moi et j’ai mis certains trucs entre parenthèses depuis la préparation de la formation en mai : terminer le déploiement du projet au bureau pour lancer mon DEC, démarrer les travaux dans mon jardin, finaliser le voyage au japon en famille fin octobre avec un marathon en chemin et accompagner ma puce dans son orientation pour la 3ème…

Je dis ça et en même temps je vais donner plus cours pour la rentrée :’).  J’ai hâte de retrouver les élèves et de mettre en pratique tout ça !

Ma liste de teacher training continue de s’allonger après tout ce qu’on a découvert mais j’ai toute la vie pour les faire: yin, mandala flow, jivamukhti, yoga du rire, thaï massage…

Le violent retour à la civilisation

Je vais avoir besoin de temps pour digérer intellectuellement, émotionnellement et physiquement : reprendre mes notes, intégrer les modifications dans ma pratique et mes cours, retrouver ma famille et prendre soin de ma maison…

Je craignais sérieusement le retour au taf Lundi. Maintenant, je me dis que ça va bien se passer parce que je l’ai décidé ! Et si ça ne vas pas, je fermerais les yeux pour revenir sur l’île et repenser au paysage.

Le bruit d’Athènes, le monde en ville et à l’aéroport et le stress ambiant, c’est overwhelming / oppressant… Je sens que je vais vraiment avoir besoin de rester dans ma bulle au retour.

Merci d’avoir lu ces pavés ou des bouts de pavés, j’espère que ces récits vous auront parlé.

Prenez soin de vous et bonne rentrée !

« Joy is our true nature. Everything passes by but joy remains”- Rachel

[300H YTT] Come on Barbie let’s do Yoga!

Vindiou, on entame la dernière semaine du teacher training! Tant de choses se sont passées depuis le dernier post, mais on manque vraiment de temps et de wifi pour tout vous raconter. Là c’est le dernier day off avec de la pluie alors j’en profite pour entamer le post.

Les jours off, ça se mérite !

Il y a eu un autre  day off avant d’ailleurs.

On est sorti les deux fois au resto. Ils sont situés sur la baie d’en face à 10 mn à pied. J’étais avec un petit groupe : une spanish qui vit à Manchester, une Autrichienne toute douce et une Américaine fan de hot yoga. Pour moins de 20€ on a dégusté des poulpes frais grillés, des sardines, de la feta au four et de la salade grecque forcément. J’ai découvert que les espagnols adorent manger la tête des crevettes et vous savez quoi? Ben, c’est plutôt bon si on ferme les yeux.

A chaque fois, je suis allée courir découvrir davantage les alentours.  J’ai un peu l’impression de sortir d’une prison dorée des fois :’-). Ce matin, le parcours Strava m’a fait arriver sous une éolienne avec une vue de dingue sur la mer ! J’ai aussi flippé en croisant le regard d’un chien en liberté qui devait protéger un troupeau en haut d’une colline, je suis partie le plus calmement possible sans courir (note pour plus tard : prendre un spray anti-agression).  

On a (enfin) pu conquérir l’île en paddle avec une élève prof italienne qui adore nager. C’est la première fois que je paddle en pleine mer. C’est la première fois qu’elle nageait avec un fond si profond ! Elle était un peu effrayée et on a fini sur le paddle à deux ! Le vent était tranquille pour une fois, le reste du temps, il souffle à plus de 30 km/h.

Et le reste du temps, on l’utilise surtout pour préparer les prochains cours à donner (flow de 50 mn, workshop de 30 mn) et à réviser (c’est final written exam la semaine pro)

I see your true colors

Donner un cours complet aux autres ce qui nous a le plus occupé la semaine dernière. On était divisé en 2 groupes de 10 et chacun devait donner cours à son groupe. On peut aussi aller aux cours de l’autre groupe s’il y a des potes dans l’autre groupe. Bref, j’ai assisté à 12 cours de yoga la semaine dernière pour voir mes roomies en action !

La plupart était nerveux de donner cours à d’autres profs et d’avoir les feedbacks de chacun. Chaque cours était l’occasion de découvrir un nouveau style et la « vraie » personnalité de chacun. C’est passé du cours tranquille autour de la lune, à un cours où tu ne sais pas comment tu retrouves sur le ventre avec les bras croisé qui attrapent les chevilles, à un multi-peak pose où j’ai souffert autant que j’ai rigolé . J’étais surtout touchée de voir l’incroyable évolution de certains, que ça soit en anglais ou dans le contenu du cours.

J’ai fait mon final flow sur « Journey to be flexible as Barbie”. Je me suis éclatée ! J’ai poussé le concept au bout pour éviter le ridicule. Le dress code c’était rose forcément et elles ont plutôt joué le jeu. La préparation m’a pris un certain temps: écrire une méditation sur la couleur rose, trouver des variations sur les pieds pointés dans les postures, imaginer les transitions pour les postures en duo pour faire Ken et Barbie en mode Ida/ Pingala, grand écart latéral et sélectionner les musiques du film Barbie et répéter un mantra sur Hanuman à l’harmonium.

J’ai été « évalué » par Rachel et je suis super contente d’avoir ses retours pour aller encore plus loin dans mon enseignement (comme rester plus longtemps dans les postes quitte à en faire moins). Je vous ferais bien le cours à l’occasion en tout cas !

Good night kiss

Il y a une différence entre : « Qu’est-ce qui vous manque ? » et « Qu’est-ce qui vous manque le plus ? ». Cette question de Sandy m’a fait pleurer la semaine dernière. Rien de spécial ne me manque ici, parce qu’on n’a pas l’espace mental de penser à ça. Cependant, penser à ce qui me manque le plus m’a fait penser aux gros calins du soir avec mes enfants et ça m’a fait pleurer. C’était plus de la joie/de la gratitude que de la tristesse de savoir que j’ai la chance de les avoir.

L’angoisse du retour

J’appréhende le retour à une vie normale et le jetlag of lifestyle. On n’est pas encore parti mais j’ai commencé une liste des choses qui vont me manquer ici :

  • Les fous rires des roomies, tard le soir
  • La musique de piano jazz dans le dining hall le soir
  • Pouvoir me baigner, faire du paddle en moins de 5 mn même si c’est que pour rester 15 mn dans l’eau
  • Faire un plouf à 6h du mat pour me réveiller avant la méditation, apprécier d’être seule au milieu de l’eau et la fraîcheur de l’eau (alors que je prends habituellement des douches à plus de 39°C)
  • Les pratiques de yoga avancées guidées du matin avec la vue sur la mer
  • Chanter des mantras avec notre groupe DJ Joan, le guitariste Fred, les roomies choristes et les autres. J’ai pu en apprendre plein de nouveaux et tester l’harmonium
  • La brise constante qui souffle
  • Le Freddo cappucino avant le cours de philo
  • Le cours quotidien de philo avec Sandy

Un truc ne me manquera pas : les piqures de moustiques et de fourmis. Mes boutons sont gonflés et grattent de ouf. J’ai eu la bonne idée de ramener des anti-histaminiques qui soulagent. Maintenant mon corps est couvert de bleus, pire qu’à la Pole !

J’hésite à ajouter les cours d’anatomie dans ce qui ne me manquera pas, je retiens aucun nom de muscle à part ilio-psoas !

Le yoga nidra et moi…

J’ai découvert cette pratique ici avec Sandy. Elle est trop forte pour nous endormir. Il faut l’imaginer répéter deux fois chaque phrase du body scan avec une tonalité différente qu’on adore tous : the whole side of the body, the whole side of the body !

Bon, normalement le but c’est de rester conscient sans s’endormir en posant l’intention : « I remain aware and awake ». On en rigole après pour savoir qui a réussi à aller faire la balade sur la plage ou les chakras sans roupiller, clairement pas moi! Le plus incroyable, c’est qu’elle réussit à nous réveiller comme par magie en répétant « The Yoga Nidra class has now ended ».

N’hésitez pas à suivre la séance qu’elle propose sur Youtube

Voilou, j’entame cette dernière semaine un peu fatiguée physiquement, j’y vais mollo sur les postures d’inversion et les briques sont mes amies pour réduire l’intensité de certaines postures.

Souhaitez moi bonne chance pour l’examen écrit (je vais en chier pour l’anatomie ! haha) !

[300H YTT] Halfway – Jay jay Jagadambe

On arrive déjà au Jour 12 du YTT , soit la moitié du parcours! Je suis mitigée entre « Oh my god, times flies ! » et « Ca fait que 12 jours ? Vu tout ce qu’on apprend j’ai l’impression que ça fait un mois » !

Les journées et les cours s’enchainent. On a parfois le sentiment de « manquer » de temps pour se poser et étudier ou préparer nos prochains flows. Et pourtant je suis une spécialiste des journées bien remplies, c’est pour te dire !

« Allow yourself to pause »

Cela reste moins fatigant et stressant que 8h de réunion d’affilées. Il y a un juste équilibre entre les cours dynamiques de Vinyasa et les cours plus calmes comme le Yin, le Restorative ou le Yoga Nidra.  Ca met de l’espace dans la tête et dans le corps. Des fois je trouve que ca fait beaucoup trop de pratique calme, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais comme on dit au Yoga, si on aime pas un truc, c’est surement qu’on en a besoin. La prof Nadine a lu un magnifique texte sur le fait de s’autoriser à se poser et rêver et que ce mail peut attendre….

“My body is strong, I am healthy est mes roomies aussi”

Je me sens plutôt en forme physiquement mais ce n’est pas le cas de tous, on a eu un épisode avec encore pas mal de gens malades (un espèce de virus pas sympa qui tourne depuis le début du séjour). Une fille souffre aussi d’endométriose, elle galère même pour marcher :’(.

Lors de la méditation du matin, chacun se répète mentalement un mantra sur la santé puis on chante 11 fois le Mantra Mahamrityunjaya.  Je les récite avec conviction, ça me ferait vraiment chier d’être malade, de ne pas pouvoir faire les pratiques ou de devoir m’enfermer dans la chambre.

En parlant d’être en forme, la composition de l’huile essentielle contre les moustiques de la maman de ma roomie Léa : l’huile de coco+jojoba sont la base, citron, citronella, bergamote, manuka, lavende, l’œillet , cèdre,ravensara. Elle a aussi un site internet de sa maman (en allemand): https://raumverliebt.at/online-shop/

« Kirtan Party »

Avec Joan, un yogi danseur de ballet super sympa, on a mené une séance de kirtan avec tout le groupe, lui à l’harmonium et moi à la guitare. Les soirées précédentes, on avait répété en petit comité avec les roomies. On était un peu nerveux devant tous les autres, mais le mener à deux nous a un peu détendu. Le format était censé être plus rigide que nos sessions privées en mode : on doit commencer et les autres répondent alors qu’on préfère tous chanter ensemble ET on n’est pas vraiment censé applaudir à la fin. Bref, on a fait crisé la prof :’).

J’ai quand même bien aimé entendre les échos des autres voix. J’ai appris plein de nouveaux kirtans grâce à Joan, Rachel et Sandy. Tout le monde a dit que j’avais une belle voix, c’est flatteur mais j’ai appris avec les cours de chants à ne pas trop écouter ce genre de compliments. On s’en fout que ca soit beau, on veut juste que ça soit sincère. D’ailleurs, ma voix est très différente quand je chante des kirtans par rapports aux chansons d’Ed Sheeran, je ne sais pas pourquoi. Je me sens plus confiante pour terminer mes cours de Yoga par des kirtans maintenant !

« Happy Birthday »

Le dernier évènement marquant de la semaine aura été l’anniversaire de Mauricio, l’américain. Il n’aime pas trop le fêter habituellement. Les profs lui ont fait la surprise de chanter Happy Birthday à la place d’un mantra à la fin du cours, tout le monde lui a fait des câlins toute la journée (euh pas moi, je veux pas tomber malade cf supra :’)), Danielle et son chéri survenu de nulle part lui a fait une surprise en décorant la salle à manger de ballons et avec un gâteau au chocolat.

« Sortir de sa zone de confort tout en se sentant coconnés »

Les profs font super attention à comment on se sent chaque jour et nos retours. On a même répondu à un questionnaire anonyme hier pour dire ce qu’on aimait ou pas. On a des feedbacks individuels chaque fois qu’on vient d’enseigner de la part des profs et aussi des retours constructifs des autres élèves. Je suis VRAIMENT nulle en gauche/ droite et cette semaine, j’ai pris le taureau par les cornes pour enseigner en miroir en anglais 🙃.C’est galèèèère mais je me soigne. J’avais un cours de 30 mn Yoga pour les coureurs (easy) et un autre de 30 mn pour les gens ayant un syndrome du canal carpien (bcp moins easy). J’ai aussi essayé de mettre plus de « Yoga » dans les séances pour être moins mécanique en mode contrôleur de gestion, sans non plus virer perchée.

C’est fou aussi de constater que chacun progresse dans son enseignement, notre anglais est devenu plus fluide notamment et il parait que j’arrive presque à faire oublier que je suis française.

« C’est un marathon pas un sprint »

Le prochain Day Off approche et juste après on devra donner un cours de 50 mn la semaine prochaine en intégrant tout ce qu’on a déjà appris. Le conseil de Rachel, c’est de garder notre énergie pour pouvoir assister aux classes de nos copains. Zut, moi qui voulais aller courir, aller enfin à l’île d’en face en paddle avec Daniel et Gaia, préparer la fameuse séquence de 50 mn… Je vais y réfléchir.

« I am having thoughts of death”

J’ai envisagé de faire mon dernier flow sur l’écart latéral et c’est doucement en train de dériver sur un combo avec le film Barbie 👠 (oui je sais, ça risque d’être n’importe quoi mais chiche!). Du coup, ça me travaille depuis le début de semaine.

Dans la dernière posture de la séance de Yoga Restauratif, j’étais confortablement allongée en savasana (posture du cadavre) avec un gros coussin, un bloc sous la tête et le long du dos. A cet instant, j’ai pensé de façon assez sereine et glauque à la fois: « un jour, quelqu’un me trouvera morte dans cette posture, je me demande qui ça sera… ». Le soir, j’ai chauchemardé que je tuais quelqu’un par accident. Bref, ça va tout à fait avec le film Barbie !

Je me rends compte que ce post est méga long mais ça reflète la densité du programme ici :’) Il y a encore tellement de trucs à vous raconter mais ça sera pour les prochains post. Merciii infiniment pour les idées d’ateliers, c’était l’angoisse maintenant je fourmille d’idées.

Take care everyone !

PS : Le mantra Jay jay Jagadambe est celui qui m’a fait pleurer la dernière fois. Il est sur la playlist maintenant. Ca veut dire : Gloire à la Mère du monde, force primordiale, force sagesse et amour inconditionnel, force créatrice de l’Univers  

[300H YTT] Love is in the air

Je profite du premier Day off pour me poser. En langage Miora, ça veut dire que je suis allée courir 12 km à 7h30 pour voir le lac Dystus seule au milieu de la pampa, je me suis jetée dans la mer juste après et pris un énorme brunch 😊. Le reste de la journée ça sera une lessive (la contrepartie d’avoir mis un paddle dans ma valise), avancer les devoirs avec la vue sur la mer, surement un tour de paddle pour rejoindre une île à côté et apprendre de nouveaux mantras à la guitare…

Ce qui se passe au teacher training reste au teacher training ?

Pour terminer la semaine, chacun a partagé un moment inspirant et un défi personnel après 6 jours ici. Ce qui m’a marqué c’est ce sentiment général que tout le groupe s’entend bien et qu’on apprécie la gentillesse de chacun. On peut se poser avec n’importe qui au petit déjeuner, lors des cours et on se sent toujours accueilli/e et qu’on va apprendre des autres. Ça me questionne aussi sur ce que je peux partager sur le blog pour me permettre de partager tout en gardant confidentiel ce qui doit l’être (ah la déception, vous n’aurez donc pas les ragots 😜 #accordtolteque)

Pour ma part, j’ai adoré un cours sur le lien avec le yoga et les yeux, on a appris des tours de magie notamment pour améliorer les backbends et les twists, c’était trop coool ! Mon défi reste clairement de rester réveiller pendant les méditations. Hier matin, j’ai littéralement piqué du nez alors que la prof était juste devant moi 🤣

Gavage de cerveau

On ingurgite une tonne d’infos du matin au soir. Les cours de philosophie et d’anatomie, souvent après le déjeuner, nécessitent un effort intense de concentration (et du freddo cappuccino) ! Une super expression de M.: on essaye d’aspirer tout le savoir des profs !

Dans les trucs inspirants qu’on a vu cette semaine :

  • Comment marche le cerveau et comment le stimuler
  • Comment bosser et ajuster Pincha Mayurasana et d’autres équilibres sur les mains (une vraie boite à outils pour les prochaines cours 👏 👏!)
  • Comment être Yogi en dehos du tapis avec les yamas et niyamas. C’est un peu l’équivalent des 10 commandements de la bible, si je puis me permettre.
  • Des jeux avec des postures de yoga à faire en duo vraiment hilarants
  • Et tellement d’autres trucs que j’ai déjà presque fini un carnet !

Safe place & La La La Land

On a accueilli une nouvelle roomate dans notre chambre. Je suis officiellement la plus vieille de la chambre, la plus petite en taille et la seule qui ne parle pas allemand ! L’ambiance s’est transformée en mode pyjama girly yogi party. On est plus alignées en termes de rythme de vie et de fun qu’avant le switch. On partage aussi nos problématiques comme comment dire sans blesser qu’une situation ne nous convient pas (on n’a pas encore trouvé la solution).

J’ai bien aimé quand Sandy, la prof de philo a dit que le Yoga ce n’était pas Lalala Land. Le but ce n’est pas d’être heureux tout le temps. C’est plutôt de renforcer le mental pour tout affronter. C’est aussi tout donner et lâcher prise même si ça ne fonctionne pas ou que ça se termine.

Ça reste quand même Lalala Land parce qu’on chante beaucoup ! Hari om tous ensemble, 5 om chacun à son rythme, les trois mantras traditionnels du matin, Gurhu Bramha mantra avant les pratiques techniques, des sessions de mantras en privé le soir… (Joyful J. sait jouer de l’harmonium et j’ai trouvé une guitare à emprunter #veryhappyme!!!)

Je vous partage la playlist avec les chants qu’on apprend au fil de l’eau

Tapas & Yogic rules

J’ai mis un mot sur ce qui me manquait/ dérangeait ici : l’absence d’austérité. C’est une des philosophies du yoga qu’on ne peut pas pratiquer vu le cadre.

Par rapport à ce que j’ai vécu en Inde, on n’a pas non plus signé de papier pour dire qu’on mènerait une vie de moine, sans sexe ni alcool pendant les 24 jours.

Toujours est il qu’hier, je dormais dans une posture de Yin (oui encore), je me suis réveillée au milieu d’un rêve érotique, très embarrassée parce que j’avais l’impression que la prof avait vu mon rêve ! J’ai partagé l’expérience aux autres qui m’ont dit que ça leur arrivait souvent aussi mais qu’ils n’osaient pas le dire avant 👼 !

See you in the next episode

Merci pour vos retours sur le blog en tout cas. J’ai demandé la recette de l’huile essentielle pour les moustiques et le sommeil. On attend la réponse de sa maman qui les concocte, réponse dans un prochain post !

Et j’ai besoin de votre aide, j’ai besoin d’une idée pour préparer un workshop de 30mn. Si vous avez des idées de thèmes que vous voulez travailler ensemble ensuite (souplesse, équilibre ou autres), n’hésitez pas à le mettre en commentaire !