1er marathon d’une Yogi: Journal S7 à S12

Journal de la 2ème phase de préparation au marathon, avec le plan d’entrainement de Kalenji. L’épisode précédent est dans le post ici. Prêt pour des rebondissements?

Semaine 7 : Ça ne rigole plus !

S7J2: 15km, 1h27. Les jambes sont lourdes après la sortie longue de Dimanche et les 10 km de la veille. Le plan d’entraînement avait prévenu qu’une petite fatigue allait s’installer ! Il faut être présente dans chaque pas pour ne pas se blesser. J’ai quand même du me strapper la cheville, mon entorse me relance). Bref, ne pas réfléchir et juste courir 🙂

J’ai enchaîné avec 1h30 de yoga en live avec l’Inde avec Rakeysh, j’ai senti que j’avais déjà bien donner en courant mais je reste concentrée.

Quand est-ce qu’ils déconfinent la Piscine du Rhône? That is the question!

S7J4, sortie longue de 21 km:  Mon mec dit qu’à force de courir comme ça, je vais finir par être bonne en course. Lol, il est jaloux hein ! J’aurais couru plus que lui ces derniers temps. Mais c’est chouette ces sorties à deux. Quand on est fatigués, on n’arrive plus à parler. J’ai découvert le haut des quais de Saône, c’est super joli!

L’astuce de la semaine pour les coureurs: aller aux toilettes avant de la sortie longue, c’est plus confortable pour courir. Pour ça, il faut éduquer le colon et y aller à heure fixe!

L’Ile Barbe, sur les quais de Saône.

58,8 km dans la semaine : Elle était vraiment intense mais je n’en suis pas morte 🤣. Ce programme de Décathlon est bien fait, je cours sans me poser de questions. Je suis fatiguée mine de rien. J’ai les jambes lourdes, les ischios qui tirent.

J’ai chargé la mule aussi quand j’y repense : hier kayak en famille, yoga quasi tous les jours, du vélo pour aller à la pole, la pole, le yoga trapeze. Résultat, je me suis levée tard toute la semaine (enfin j’ai fait deux réveils à 7:30, pour moi c’est tard !).

Côté Yoga: Je me suis forcée à faire le grand écart pour compenser les ischios qui travaillent avec la course et étirer les quadriceps. À penser pour la suite étirer le bas du dos !

Semaine 8 : Repos

Seulement 3 sorties courtes de prévues. Moins je cours, moins je suis motivée. J’ai fait les 2 sorties le samedi puis le dimanche après les avoir repoussés toute la semaine.

On en a profité pour emmener le fiston de 9 ans courir 3 km. Il était au bout de sa vie le pauvre ! Forcément il passe ses journées allongées dans son lit à lire ou à geeker depuis le confinement.

Mon fils qui court 🙂

Semaine 9 : Musique ou pas ?

Sortie longue de 23 km toute seule. C’était presque bizarre, de ne pas avoir quelqu’un qui me dise à quelle allure on est, qui me raconte sa vie. Avantage : je peux écouter ce que je veux comme musique et je discute dans ma tête. Inconvénient de la musique: je dois me forcer pour faire attention à mes foulées et ne pas aller trop vite.

Semaine 10 : Sarcoïdose

  • La radiologue : « Vous êtes essoufflée, Madame? »
  • Moi: « Pardon, non, je cours tout le temps, ça va bien ! Mais pourquoi ? »
  • La radiologue : « La bonne nouvelle, ce que ce n’est pas un cancer. Par contre, votre scanner montre que vous avez une sarcoïdose pulmonaire: une maladie rare qui touche les jeunes dont la cause est inconnue avec l’accumulation de granulomes dans les organes»
  • Mon médecin traitant le lendemain: « Mme P., il faut qu’on se voit ! Il faut faire des examens complémentaires, voir le pneumologue, l’ophtalmo, le cardiologue, faire une épreuve d’effort, peut-être prendre des corticoïdes…Vous avez des sueurs nocturnes ?».
  • Moi, surprise : « Euh non. Mais oui, d’accord, à ce soir alors ! ».

Quand elle raccroche, je réalise que c’est la première fois en 10 ans qu’elle m’appelle. Je regarde enfin le compte-rendu de scanner : « Stade II » et les clichés. Oups, je n’ai pas de symptômes certes mais mon ganglion à l’aine droit et le scanner de mes poumons montrent bien que mon corps se défend !

Je cours quand même et je cherche à savoir si je ressens un truc qui cloche. Rien du tout, je suis en pleine forme et je savoure le fait d’être en vie.

Semaine 11: Psychosomatique

Points de côté à chaque sortie : Le stress de l’annonce ? Je suis obligée d’arrêter de mettre de la musique pour écouter mon souffle.

Semaine 12 : Encore du repos !?

1 seule course de 30 mn et repos le reste de la semaine. C’est horrible de se reposer, de ne pas avoir l’adrénaline du matin. Du coup, je suis de mauvais poil toute la journée d’après mon mari et mes enfants. Hum, je fais du yoga pourtant. Je compense en méditant.

Ma consolation : Lundi prochain on va se faire 30 bornes, pour aller à la rencontre du fameux mur !!! Je me tâte à faire les 42 km, en théorie je suis prête. J’ai peur de me cramer pour le reste des vacances et pour le prochain marathon. Mais en vrai, il n’y a aucune course qui s’organise de façon sure à cause du COVID.

Le vendredi, j’apprends que Le run in Lyon d’octobre est annulé. Mon mari a dit : « On peut faire 42 km si tu veux ». Moi qui hésitais, ben allez GO alors ! On est vers Paris chez mon frère. Un verre de bière à la main, on prépare le tracé sur Strava en pinaillant pour que ça fasse bien plus de 42 km et pas 41,8 km stp ! On rallonge le parcours dans le parc de Miribel Jonage et on se bataille avec un point du circuit qui ne veut pas faire ce qu’on veut. Oh, c’est qui le chef ?!

Veille de départ : Pas de place au doute

  • Est-ce que j’ai peur? Oui. Je prépare le mental avec une méditation que j’avais déjà pratiqué pour le triathlon : « Préparation flash pour la compétition » en 5 mn sur l’appli Insight Timer + petit yoga pour se détendre
  • Est-ce que je suis prête? Physiquement je dois reconnaître que les 590 km courus indiqués par l’appli Strava dans l’année le prouve. Mentalement, je sais que la course va être dure et que je vais devoir m’accrocher, pour mon plaisir et grandir 😉

Je prépare un gâteau sportif pour nous ravitailler pendant la course et pour le petit déjeuner pour éviter de se lever 3h avant la course. Je prépare mon sac comme la veille d’un départ, minutieusement, sans le dossard. Enfin, tartinage de crème Nok sur les pieds pour éviter les ampoules.

La traditionnelle photo de la veille de course
  • Les trucs à ne pas oublier dans le sac pour le marathon, surtout en autonomie :
    • Beaucoup d’eau (au moins 2 litres par personne)
    • Barres de céréales/ Gateau sportif
    • Casquette et lunettes de soleil
    • Strap cheville
    • Pansement pour les ampoules
    • Lingettes / PQ

Gros dodo et on le fait ce marathon?

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