1er marathon d’une Yogi: Récit du marathon

Après 12 semaines de préparation au marathon, on décide de s’organiser notre sortie de 42 km tout seul comme des grands avec mon mari, vu que le COVID a entrainé l’annulation de toutes les courses.

On va courir 42 km!!!!

Lundi 13 juillet 2020 : Here we are !

  • Lever 5h10 : Je n’ai pas super bien dormi. Le chat a joué avec le papier d’alu à 3 h du matin que j’ai laissé traîner! J’ai éduqué mon colon en y allant à heure fixe au réveil mais ce matin, rien en vue. C’était ma crainte, je me persuade que ça ira, pas le choix.
Gâteau Sportif avalé au réveil. La recette sur l’autre blog ici
  • Départ 6:30 – C’est parti mon kiki !!!

Jusqu’au 21 km, c’était vraiment tranquille. Le parcours est joli, on tient le rythme de 6:30/ km. Mon mari me prévient : « le marathon commence vraiment après le semi… ». Je m’en fous, je suis fière de courir un semi sans me fatiguer.

Centrale hydroélectrique de Cusset

De 25 à 32 km: Mes jambes deviennent raides ! Je n’arrive plus à lever les genoux, je sens la raideur dans mes psoas. J’ai l’impression d’avoir des clous plantés dans les cuisses. Je n’avais jamais couru autant.

On se ravitaille tous les 10 km au moins en continuant de marcher et on buvait tout le temps.

Au fameux mur jusqu’à 32 km, la tête s’y met aussi. Il s’est mis à faire chaud. Je ralentis affreusement. Je râle quand on reprend la course après les ravitos et je dis vraiment plein de gros mots !

Cela me rappelle l’accouchement et les premières contractions. Je me souviens qu’il faut accueillir la douleur, l’accompagner en respirant et en étant ancrée. Et non pas râler, ruminer et insulter la terre entière !

Mon mari se moque gentiment : « Tu vois, ça me faisait le même effet quand tu te moquais de moi quand je souffrais pendant le 10 km au début ! ». J’ai fait ça moi ? Quelle garce je peux être !

Je souris pour la photo mais je suis au bout de ma vie!

On croise un collègue de mon mari en vélo qui nous tape la causette au 28ème km. Désolée les gars mais moi j’avance, j’ai plus de jambes ! On est tellement loin que je n’ai pas le choix, je dois courir pour rentrer chez moi.

Le vélo au fond c’est le collègue! Au moins il sera témoin qu’on a vraiment couru 🙂

Après le 32 km : Je passe en pilotage automatique. J’ai l’impression de découvrir la course à pied, les sensations des premières fois.
J’ai avancé un pied devant l’autre en suivant le chéri loin devant moi (Comment il fait sérieux? Il n’a pas l’air crevé!). Je peux dire que j’ai fait une pause pipi au milieu des bois?

Quand on rejoint le parc de la Tête d’or, je retrouve même de l’énergie en terrain connu en boitant comme un canard quand il y a des escaliers.

Le Parc de la Tête d’Or, c’est ma deuxième maison!

On a fini avec le smile au Totem pour la photo:-) Victoire, on l’a fait ! Merci mon chéri ! Je n’ai pas eu l’impression que ça ait duré 5h15. J’étais tellement concentrée que je n’ai pas vu le temps passer.

On dirait la tête d’un animal non?

Dès que je me suis relâchée, j’ai cru que j’allais tomber dans les pommes. J’ai traîné ma jambe droite et je respirais fort. Mon mari me porte par l’épaule pour rentrer! C’est le genre de photo que j’aurais vraiment voulu prendre. Les 500 derniers mètres jusqu’à la maison m’ont paru super long.

Le bilan de la course

  • C’était dur, comme prévu. Clairement, un des trucs les plus durs de ma vie!
  • J’étais ravie d’avoir pu faire pour clore ces 12 semaines d’entraînement par un 42 km. On est quand même barjo d’avoir fait ça tout seul.
  • J’y serais jamais arrivée sans mon mari, entre la préparation et le fait qu’il m’ait tiré tout le long.
  • On n’est jamais prêt et on ne le sera jamais, il faut oser se lancer!

La suite?

Les plans d’entrainement oublient d’inclure la phase de récupération. Pourtant, c’est primordial pour éviter de se blesser avec 3 semaines sans courir.

Je récupère en faisant du Yoga et mes enfants fiers de moi me font des massages toute la première semaine (ils sont au top!). Résultat: quasiment pas de courbatures au bout de 2 jours. Youpi! L’entrainement adéquat doit jouer aussi. Je suis aussi allée chez l’osthéo pour mon bas du dos qui a bien pris pendant la course.

Cette pose m’a servi d’étalonnage : à faire tous les jours pour étirer les quadriceps!

J’avoue envisager déjà le prochain marathon et améliorer le chrono. 1 ou 2 marathons par an, ça donne une bonne excuse pour visiter plein de villes dans le monde!

Et il faut aussi que je me soigne, pour l’instant j’ignore comment va évoluer ma sarcoïdose. J’ai l’impression que le fait d’être sportive contribuer à mon état asymptomatique mais faut pas pousser le bouchon trop loin Maurice!

Et enfin, mon kit indispensable qui m’aura accompagné pendant cette prépa marathon

  • Le Livre Yoga pour les runners , pour mieux comprendre la respiration, la gestion du mental, comment économiser de l’énergie en profitant des phases de relachement, 20€
  • Le site glo.com, en anglais pour les séances de Yoga pour préparer les courses et s’étirer après, 18€/mois
  • L’appli Strava : j’ai craqué et pris l’abonnement pour Strava à 60€ par an pour avoir accès : aux petits indicateurs marrants qui permettent de suivre ces efforts et surtout à la conception des cartes, indispensables pour préparer les sorties longues.
  • Ma tenue de chez Décathlon : short court avec poche pour le téléphone 8€, t-shirt respirant 10€, visière de running 7€
  • Terre de running pour les chaussures : 150€

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